• Ricochets

     

     

     

     

     

     

     

    Ricochets

    frôler

    ce qui semble

    printemps

    ce presque rien

    qui palpite

    Jardin d'ombres

    Ricochets

    Ricochets

    Avril 2013

     

     


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    Cette langue n’est pas ma langue. Cette langue que je parle là n’est pas ma langue. Cette langue que je parle là m’a été toute apprise sur les bancs d’une école comme j’avais trois ans par deux bonnes sœurs à cornette noire et dont j’ai souvenir des noms, des visages, des sourires. Cette langue n’est pas ma langue et depuis là j’ai avalé ma langue première, cette langue qui n’existe pas, est langue entre deux langues, est langue presque inventée mais par personne vraiment, par des peuples bousculés, des gens de peu, des gens de glaise.
    Cette langue n’est pas ma langue et j’ai perdu ma langue première comme un enfant perd un jouet un beau matin sans s’en apercevoir – il s’amuse seul, ne prend pas garde, ne pense même pas à mal, pourquoi le ferait-il aussi, on ne perd pas les choses d’importance, elles ne disparaissent pas, on croit qu’elles demeureront toujours présentes et puis l’on se retourne d’un côté et de l’autre et il manque quelque chose, quelque chose qui était la langue, le tout premier outil pour dire le monde, en comprendre les bords, en saisir les mains.
    Cette langue que je parle là n’est pas ma langue même si je suis dedans maintenant par la force des choses puisque avec tous les autres j’étais obéissant et que j’ai donc appris ma langue de maintenant comme une langue étrangère aidé en cela par le sacré qu’était l’école, par le sacré qu’étaient les sœurs, et parce que là où je changeais de langue presque comme de chemise, on ne plaisantait encore ni avec l’une, ni même avec l’autre.
    Cette langue perdue est mon passé, ma part première presque oubliée et c’est cela qui se passe depuis, écrire dans une langue tout autre le souvenir d’une langue perdue, de moi aussi perdu qui tente d’écrire sans trouver terme ce qu’on ne saurait dire qu’avec des mots d’oubli.
     
    Daniel Bourrion "Légendes"

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  • Bror Johanson

    Narrow street


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  • Emmanuelle Houdart


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  • Décors de guerre dans ces lieux
    La fureur
    Un goût de fer et comme un pieu
    En plein cœur

    Ciel de lumière mais sous nos yeux
    La torpeur
    Le désert avant les adieux
    Il est l’heure

    Un âge d’or prend fin
    Sur ce continent
    Jours évanescents
    Que sera demain ?

    NOUS AIMIONS LA TERRE
    NOUS Y ETIONS NÉS
    NOUS AIMIONS LA TERRE
    MAIS N’AVONS PU RESTER

    Quelques affaires et trois bijoux
    Sans valeur
    Ciel de lumière mais devant nous
    La noirceur

    Une sirène au loin
    Un bateau attend
    Sur le pont avant
    Valise à la main …

    Se crever la rétine
    À regarder une dernière fois
    Les maisons blanches qui s’éloignent
    Jusqu’à ce qu’elles s’estompent
    Et disparaissent …

    Un goût de fer et comme un pieu
    En plein cœur

    GUILLO                06/01/2019


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  • Métaphore de l'existence par les simples figures de l'arbre et de l'homme, L'Arbre généreux est l'histoire "d'un arbre qui aimait un petit garçon". Le petit garçon devient jeune homme, le jeune homme un adulte, l'adulte un vieillard. À chaque étape de son existence, l'homme trouve auprès de l'arbre le réconfort nécessaire lui permettant de poursuivre sa quête sur le chemin de la vie.


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