• Ricochets

     

     

     

     

    Ricochets

    frôler

    ce qui semble

    printemps

    ce presque rien

    qui palpite

    Jardin d'ombres

    Ricochets

    Ricochets

    Avril 2013

     

     

  • Je vois les générations comme une course de relais. On se passe les uns aux autres ce flambeau de la vie.
    Dans ces années passées, il y a eu de graves démissions. C’est tellement poignant de voir des jeunes gens à qui personne n’a dit que la vie qui est en eux peut faire la différence sur cette terre.

    Ce ne sont pas des contenus qu’il faut transmettre. C’est une manière intense d’être. Ce qui manque le plus à notre vie d’aujourd’hui, c’est cette intensité surgie de l’intérieur. C’est dans la rencontre de personnes vivantes qu’on en donne le goût. Chacun est dans une telle richesse! Mais il faut que cette richesse soit réveillée. La transmission, c’est cette attention portée à un autre qui fait qu’en lui surgit le meilleur de lui-même.

    - Christiane Singer
    La Transmission de l’Essentiel, entretien TSR (2005)


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  • " Que el sol te traiga
    una nueva energía
    durante el día.
    Que la luna suave
    te restaure por la noche.
    Que la lluvia
    lave tus preocupaciones.
    Que la brisa
    sople nuevas fuerzas
    en tu interior.
    Que camines suavemente
    por el mundo
    y conozcas su belleza
    todos los días
    de tu vida"

    ( Bendición apache)


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  • Il n'y a pas de passants qui passent..pas d'autos qui se déplacent..sur la route on déambule comme un promeneur ivre pour ne pas se faire face...chacun son espace..chacun à sa place.. 
     
    Les coiffures sont en bataille...on a les racines apparentes et les pieds sur terre...on vit à l'envers des journées d'hier..on compte ses pas et son temps par crainte des représailles... 
     
    C'est le temps des sans contacts et des jours désemplis...on fait tout à distance...les paiements...les gestes tendres..le travail...on essaie de se rappeler ce qu'était la vraie vie...on ne veut plus de ce monde en pagaille... 
     
    Je rêve de liberté...avec pour seule frontière l'horizon qui se dérobe en marchant...de plages que la mer découvre et que le temps fait frissonner..de marchés en plein air avec ses étals de couleurs et de reflets d'argent..de spectacles et de concerts qui nous font vibrer.. 
     
    Je veux pouvoir écrire sur des pages tendres qui gardent l'empreinte de l'été...chanter sur les ailes des toits et les faire s'envoler..inventer des histoires à rêver debout et même des baisers..donner à l'avenir une chance de se réinventer...

     pierre.b

    https://reveusedemots.blogspot.com/

     

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  • Alain Gillet


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    - Allo

    T'es où ?

    Tellement 2019

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    "Nogent-sur-Marne, le 12 avril 2020

    Mon cher petit garçon, 

    T’écrire ces quatre mots me bouleverse. Ils rendent si réel l’homme que tu es, en cet aujourd’hui qui est le tien, quand, dans celui qui est le mien, tu n’es encore qu’un enfant. 

    Cette lettre je l’adresse donc à l’homme que tu n’es pas encore pour moi, mais que tu es devenu puisque te voilà en train de la lire. Tu l’auras trouvée sans doute par hasard sur cette clé où je consigne en secret les trésors de ton enfance. J’ignore l’âge que tu as, j’ignore ce qu’est devenu le monde, j’ignore même si ces clefs fonctionnent encore mais j’ai espoir que, la découvrant, tu trouveras un moyen de l’ouvrir. 

    Et par la magie de l’écriture, voici que cette lettre devient la fine paroi qui nous relie, et entre l’aujourd’hui où je t’écris - où tu commences à déchiffrer les phrases, où tu as peur dans le noir, où tu crois à la magie - et celui où tu me lis, chaque mot de ma lettre a gardé sa présence ; si à l’instant j’écris je t’aime, voilà qu’à ton tour, des années plus tard, tu lis je t’aime. Et que t’écrire d’autre que je t’aime, alors que nous vivons ce que nous vivons en ce confinement dont tu n’as peut-être plus qu’un vague souvenir ? Quoi dire de plus urgent que l’amour ? 

    En ces journées étranges où rode une mort invisible et où le monde va vers son ravin, un ravin qui semble être l’héritage laissés aux gens de ta génération, un père, plus que de raison, s’inquiète pour son fils. Je te regarde. Tu dessines un escargot. Tu lèves la tête et tu me souris. "Qu’est-ce qu’il y a papa ?" Rien mon garçon. 

    Je ne sauverai pas le monde. Mais j’ai beau ne pas le sauver, je peux du moins te désapprendre la peur. T’aider à ne pas hésiter le jour où il te faudra choisir entre avoir du courage ou avoir une machine à laver. T’apprendre surtout pourquoi il ne faudra jamais prononcer les mots de Cain et, toujours, rester le gardien de ton frère. Quitte à tout perdre. J’ignore d’où tu me lis, ni de quel temps, temps de paix ou temps de guerre, temps des humains ou temps des machines, j’espère simplement que ton présent est meilleur que le mien. Nous nous enterrons vivants en nous privant des gestes de l’ivresse : embrassades, accolades, partage et nul ne peut sécher les larmes d’un ami. 

    Mais si ton temps est pire que celui de ton enfance, si, en ce moment où tu me lis, tu es dans la crainte à ton tour, je voudrais par cette lettre te donner un peu de ce courage dont parfois j’ai manqué et, repensant à ce que nous nous sommes si souvent racontés, tu te souviennes que c’est la bonté qui est la normalité du monde car la bonté est courageuse, la bonté est généreuse et jamais elle ne consent à être comme une embusquée, qui, à l’arrière vit grâce aux sang des autres. Nul ne peut expliquer la grandeur de ceux qui font la richesse du monde. Donne du courage autour de toi et n’accepte jamais ce qui te révulse. 

    Quant à moi : je t’aime. Ton père t’aime. Sache cela et n’en doute jamais. 

    Ton père".

    Wajdi Mouawad


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  • Jardins de Nigelles


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  • André Dutter


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  • Jose Manuel Ramos


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