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  • Sauvages, au cœur des zoos humains | Narration par Abd al Malik | Documentaire de Pascal Blanchard et Bruno Victor-Pujebet | France, 2018,  Pendant plus d'un siècle, les grandes puissances colonisatrices ont exhibé comme des bêtes sauvages des êtres humains arrachés à leur terre natale. Retracée dans ce passionnant documentaire, cette "pratique" a servi bien des intérêts. Ils se nomment Petite Capeline, Tambo, Moliko, Ota Benga, Marius Kaloïe et Jean Thiam. Fuégienne de Patagonie, Aborigène d’Australie, Kali’na de Guyane, Pygmée du Congo, Kanak de Nouvelle-Calédonie, ces six-là, comme 35 000 autres entre 1810 et 1940, ont été arrachés à leur terre lointaine pour répondre à la curiosité d'un public en mal d'exotisme, dans les grandes métropoles occidentales. Présentés comme des monstres de foire, voire comme des cannibales, exhibés dans de véritables zoos humains, ils ont été source de distraction pour plus d'un milliard et demi d'Européens et d'Américains, venus les découvrir en famille au cirque ou dans des villages indigènes reconstitués, lors des grandes expositions universelles et coloniales. Racisme populaire S'appuyant sur de riches archives (photos, films, journaux…) ainsi que sur le témoignage inédit des descendants de plusieurs de ces exhibés involontaires, Pascal Blanchard et Bruno Victor-Pujebet restituent le phénomène des exhibitions ethnographiques dans leur contexte historique, de l’émergence à l'essor des grands empires coloniaux. Ponctué d'éclairages de spécialistes et d'universitaires, parmi lesquels l'anthropologue Gilles Boëtsch (CNRS, Dakar) et les historiens Benjamin Stora, Sandrine Lemaire et Fanny Robles, leur passionnant récit permet d'appréhender la façon dont nos sociétés se sont construites en fabriquant, lors de grandes fêtes populaires, une représentation stéréotypée du "sauvage". Et comment, succédant au racisme scientifique des débuts, a pu s'instituer un racisme populaire légitimant la domination des grandes puissances sur les autres peuples du monde.


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  • Barres de céréales

    Pour une 20 aine de barres :

    200gr de flocons d’avoine.

    125gr de farine.

    80gr de sucre non raffiné.

    125gr de sirop d’agave.

    125gr d’huile neutre, ici huile de coco.

    125gr de noix, noisettes, amandes.

    125gr de pépites de chocolat.

    Mélangez tous les ingrédients secs : flocons, farine, sucre.

    Ajoutez le sirop d’agave, l’huile de coco liquéfiée.

    Mettre les oléagineux coupés en petits morceaux et les pépites de chocolat.

    Dans un plat allant au four, déposez une feuille de papier sulfurisé.

    Mettre le mélange obtenu, en aplatissant bien avec le dos d’une cuillère.

    Cuire 25 minutes à 180°C.

    laissez refroidir puis découper des barres de céréales de la taille souhaitée.

     


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    Rachid Taha

    Je me souviens, j'étais jeune, arabe mais français mais arabe. J'habitais les quartiers nord de Toulouse, j'aimais la France mais j'aimais l'Algérie, j'aimais Dahmane mais aussi Joe Strummer. J'aimais Charles Trenet et Bob. La littérature américaine et les poèmes Mahmoud Darwish. Mon ciel était trop large et je m'étouffais de trop de sons, c'était un temps de sono mondiale et je trépignais à trouver mon étoile, mon fil initiateur. C'était un temps de convergences des idées et naissaient dans toutes les banlieues des grenades prêtes à exploser leur trop plein de jus.
    J'étais jeune et il est apparu mon aiguilleur du son, il était beau, il était beur et bourré. Il était brun, chantait en arabe sur du funky maison, des reggae tricolores ou de la transe anglo-saxonne. Il s'appelait Rachid Taha et traçait sans le savoir une France de demain, il enterrait à lui tous nos doutes et nous demandait d'appartenir à la fraternité du monde. Depuis lui, j'ai su que j'allais chanter sans me soucier de la source de mon inspiration, du qu'en dira t-on et du qu'adviendra t-il. Il s'est laissé porter par son amour de tout et restera l'arabe qui a chanté du rock, le français de "Ya rayah", l'homme sans frontières.
    Rachid, paix à ton âme ami, regretté frère d'un espoir qui nous tient debout toujours.

    Magyd Cherfi


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    "Je dédie ce post à mes enfants et à tous les enfants de la terre
    Puissent-ils avoir la clairvoyance et le courage que nous n'avons pas eus (et je ne leur demande pas de nous pardonner).
    Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
    Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
    Nous avons chanté, dansé.
    Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
    Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
    On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
    Franchement on s'est marrés.
    Franchement on a bien profité.
    Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
    Certes.
    Mais nous y sommes.
    A la Troisième Révolution.
    Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
    « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
    Oui.
    On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
    C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
    La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
    De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
    Son ultimatum est clair et sans pitié :
    Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
    Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
    Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
    D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
    Peine perdue.
    Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
    Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, (attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille) récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
    S'efforcer. Réfléchir, même.
    Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
    Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
    Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
    Pas d'échappatoire, allons-y.
    Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
    Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
    A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être.
    A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
    A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore."

    Fred Vargas
    Archéologue et écrivaine


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  • A Dax, dans les Landes...

    Pour l'architecte Nathalie Grégoire, chargée de concevoir le village, c'est un sacré pari : sécuriser l'espace, le rendre accessible à un public fragile qui peut devenir dépendant, et qu'on doit surveiller en permanence, mais sans en avoir l'air.  C'est ça, le village Alzheimer. 120 patients, 120 soignants, et autant de bénévoles. Ici, on ne portera pas de blouse blanche, les résidents habiteront des maisons avec chacune sa cuisine, son séjour et son jardin. Le tout, installé autour d'une vraie place de village.  


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  • Jurga


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  • Carme Magem

    http://carmemagem.cat/index.php/ca/


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  • Nouveau modèle du drapeau français?


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  • Emile Claus 1981


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